Since 2011

«De la douce hystérie des bilans», comme dit l’autre, premier exercice quatre mois après le premier anniversaire : mon comptable, et le croisement têtu de contextes et de chiffres, me confirment que j’ai fait beaucoup de conneries, et que l’aventure Oujopo peut s’arrêter dans le temps d’un éclat de rire. Je le savais en commençant mais là c’est juste un peu plus cruellement possible.

Mais !

Je ne veux pas que ça s’arrête. Je ne bosse pas quasi 7/7 pour que ça s’arrête à cause d’une grossière erreur de casting : moi.

Je ne vais certainement pas me laisser faire. D’autant que les artistes avec lesquels je travaille depuis 16 mois sont des Rolls, que j’ai de beaux (grands) rendez-vous jusqu’à l’été 2013 et que je programme de m’en programmer d’autres au-delà, le plus au-delà possible.

A ce propos, Isabelle Humbert-Radtke et Géraldine Trubert ouvrent les portes de leurs ateliers ce week-end dans le cadre de la journée MAPRA. La première à Varambon, à une grosse demi-heure de Lyon. C’est un atelier que je ne fréquente pas assez à mon gout, où pourtant travaille un vrai tuteur de ma vocation, à un boulot qui saute directement à la gorge ; punk, délaissé/habité, les deux à la fois, le genre de boulot qui te laisse d’office à ton arbitraire et en plus je sais comme elle reçoit Isabelle ; ceux qui peuvent y aller doivent y aller. La seconde dans le troisième arrondissement de Lyon, c’est plus proche mais c’est un vrai voyage. Dans les murs déjà, dans les sols, dans le regard, dans le quant-à-soi. Il n’y a rien que Géraldine Trubert ne sache faire bouger.

Share Button

Bruit blanc

Visite de l’exposition d’Isabelle Humbert-Radtke dans la très difficile Spirale de Décines – très beau lieu au demeurant, où j’ai déjà eu de belles émotions, mais dans ce cas précis peut-être trop beau ou trop investi pour l’espèce d’esthétique du délaissement qu’IHR y déploie. Du coup, l’impression que la lisibilité de l’oeuvre est sans cesse à conquérir contre des murs qui la menacent de ratures. Mais au final, l’effort de concentration est récompensé – passé le temps où les murs font sauter les yeux, elle saute enfin aux yeux la violente délicatesse de ces “drops” et “outils”.

Samedi prochain, le 16 avril à 10H30, Isabelle Humbert-Radtke sera présente sur le lieu de l’exposition et se prêtera à un face à face animé par Gaëlle Beaussier (journaliste et historienne de l’art). J’y serai, vraissemblablement en mode “groupie” comme d’habitude.

Laurent Seror

Share Button

Avancées

Pendant que j’éternise un genre de perplexité inédite, “la nuit remue” même de jour par ailleurs.

François Réau dans le numéro 2 de la revue Park, c’est l’occasion de voir son œuvre installée comme je la rêve et crûment photographiée. Mon anglais fossile ne me permet pas de saisir sans équivoque le texte accolé à l’image, donc je m’en tiens à mon impression et à un souvenir de Bram Van Velde : “Peindre, c’est chercher le visage qui n’a pas de visage”. (à voir ICI ou à télécharger ).

Isabelle Humbert-Radtke investissant la spirale de Décines, c’est la perspective de voir ce travail là dans un lieu à la mesure de son cheminement, et probablement aussi la promesse d’un parcours raisonné des états successifs de sa vision en travail. (Télécharger le carton d’invitation )

Laurent Seror

Share Button

Froissements

null

Où il semble se préciser que trouver un lieu qui s’appellera “galerie Oujopo” n’est pas exactement une mince affaire, et il faut de l’espace pour ne pas avoir l’air de circonscrire quoi que ce soit tout en faisant tenir ensemble assez de murs  avec assez d’oeuvres. Il y a un lieu que j’aime et qui a l’air de m’aimer, il est déjà plus beau que le vide sur lequel je construis pour l’instant ma programmation ; mais le sera-t-il quand même assez  pour les exigences dont je me suis pré-réputé en allant sciemment chercher des plasticiens dont c’est le chemin de croix ?

J’en suis là, et il ne faut pas que j’y reste – ça commence à bien faire.

Sinon, oyez oyez encore, Gérald Bortoluzzi fait étape à L’auberge des Arts de Givors. Pour les Lyonnais, je dirais que vous devez parce que vous pouvez – (mais bon au pire, session de rattrapage en mars si je signe dans les jours à venir). Télécharger le carton d’invitation en pdf  (447 ko)

Laurent Seror

Share Button