Succes story

Je ne me rappelle pas de ce qu’on faisait avant le web, ni de comment on le faisait. Je me rappelle juste que j’avais le même métier qu’aujourd’hui, mais qu’à l’époque j’en vivais.

Aujourd’hui c’est plus compliqué, alors qu’il n’a jamais été aussi simple de montrer son travail.

J’ai dû baisser.

parce qu’avant je mesurai le bien-fondé de mes modestes recherches plastiques aux belles rencontres qu’elles me valaient parfois, et au fait qu’elles me payaient le loyer, le couvert, enfin tous les moyens de m’y remettre avec assez d’enthousiasme au quotidien.

Aujourd’hui, à la place, j’ai des like et des nombres de vues. C’est très bien déjà. Ca ne nourrit pas son homme mais ça tient au ventre.

Après quand une aquarelle très très moyenne fait un score de 24000 vues sur UN SITE où d’habitude mes publications ne dépassent qu’occasionnellement  la centaine de clics, quand rien ne  justifie par ailleurs que ce soit celle là plutôt qu’une autre, là c’est sûr, je reste avec la sensation forte à ma portée dans l’époque : celle d’avoir fait sauter la banque du Monopoly.

C’est déjà ça bien sûr.

2 réflexions au sujet de « Succes story »

  1. Raphaëlle

    Du coup 24002! Bien dit…
    (erreur 503 sur mon outlook . inaccessible donc…juste te dire que je décolle sous peu…)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code