Jacquie Barral : « histoire de pigeon »

Ralentie, on tâte le pouls des choses…

 

Isabelle Humbert-Radtke, impressions from Galerie L'Oujopo on Vimeo.

Après ces quelques premiers mois passés à donner à la galerie une (des) allure(s) de descente en roue libre, et après avoir par là même perdu, un peu de la lisibilité de ma programmation, beaucoup du loisir de profiter de la présence des artistes et de leurs œuvres entre mes murs, et parce que décidément le «candy store» d’Isabelle Humbert-Radtke l’impose en douceur : c’est décidé, je ralentis.

Déjà «Candy store» est prolongé jusqu’au 3 décembre. Il faudra au moins tout ça pour que vous veniez un par un voir cette «expo à une place» – parce que qu’elle se donne le plus sûrement à la faveur de la solitude (et je sais me faire tout petit). Ensuite, une expo par tranche de six semaines, et je ne perds pas de vue ma vocation de proposer des rendez-vous plus courts, pour des premières expositions ou des mini-évènements plus expérimentaux.

C’est dit, on tâte le pouls de choses.

Isabelle Humbert-Radtke : « Candy store »

IHR

  

Envie de gouter chaque couleur, histoire de passer entre les gouttes.
Inventer une architecture nouvelle pour un système ou les
sculptures se reposent et les socles sont couchés.

Face à l’idée du juste et de la droite ligne, une
pratique du peu et du moindre geste ou seul le fer (faire) travaille,
qui tire de tout son poids sur des peintures nues.

Isabelle Humbert-Radtke

 

   

 

 

 

Exposition du 3 au 23 novembre 2011

du mardi au samedi

de 14H00 à 19H00

et sur rendez-vous

Vernissage jeudi 3 novembre
à partir de 18H30

 

Flora Mannarino : « Flou 20/30″

« Juste parce que tout va changer »

Exposition du 27 octobre au 2 novembre 2011
du mardi au samedi
de 14H00 à 19H00
et sur rendez-vous

Vernissage jeudi 27 octobre

à partir de 18H30

Galerie L’Oujopo

40, rue de la Viabert

69006 Lyon

Tel : 04 78 41 48 05

La nuit des galeries

Vendredi 14 octobre, 26 galeries Lyonnaises (télécharger la liste et le visuel en pdf ) seront ouvertes jusqu’à 22H30.

Dont bien sûr la galerie l’Oujopo, dont je rappelle l’adresse, 40 rue de la Viabert, 69006 Lyon ;  une occasion supplémentaire de découvrir, en présence de l’artiste et autour d’un verre, l’exposition de Jacquie Barral, « Etes-vous explorateur ? ».

Soyez les bienvenus.

Jacquie Barral : « Êtes-vous explorateur ? »

Antre

 

Ceci est une invitation à explorer le  monde, des étoiles jusqu’aux éclats de cailloux.

À poser des flaques bleues comme des reflets du ciel ou des fenêtres ouvertes.

Ouvrir, fermer les pages éparses de grands livres infinis et utopiques.

Ainsi, sans fin : mon dessin et votre regard.

Exposition du 6 au 26 octobre 2011

du mardi au samedi

de 14H00 à 19H00

et sur rendez-vous

Vernissage jeudi 6 octobre

à partir de 18H30

JaOn : 写真はイメージで..

La traduction idiomatique serait le « photo non contractuelle » né de l’union incertaine des gens de loi et de marketing, mais la saveur de l’expression originale japonaise est toute autre : «la photo est une image», où le mot «image» (imêji, importé de l’anglais image) est utilisé au sens figuré, comme dans «c’est une image, une façon de parler». Une distance par rapport à la réalité, mais aussi un décalage entre le signifiant et le signifié. Le comique pléonastique ferait presque oublier le monde  d’extrapolations exponentiel qui peut naître de cette simple phrase – JaOn.

 
Exposition du 29 septembre au 5 octobre 2011
du mardi au samedi
de 14H00 à 19H00
et sur rendez-vous

Vernissage jeudi 29 septembre
à partir de 18H30

Gérald Bortoluzzi : « Avanti ! »

Si j’avais à qualifier d’un seul adjectif ma « démarche artistique » (selon la formule fourre-tout consacrée au goût de tarte à la crème un peu rance …), je dirais qu’elle est d’abord boiteuse …Et toujours dansante, à la recherche d’un équilibre précaire . La logique qui préside à mes réalisations protéiformes étant soit inexistante, soit intangible et les processus mis en oeuvre étant plus irrationnels et pulsionnels que réfléchis.

Le foisonnement contre le cloisonnement ! Beaucoup de temps passé à cultiver la dispersion et l’éclectisme donc : butiner (et lutiner ?) partout où ça me chante…Toute matière d’expression étant bonne à prendre, à tester et combiner, toute expression plastique et domaine artistique pouvant attiser ma curiosité …

Ces productions plurielles sont finalement le prolongement rêvé des jeux, collectes et autres bricolages jouissifs et cathartiques de l’enfance.

Gérald Bortoluzzi

Exposition du 8 au 28 septembre 2011

du mardi au samedi

de 14H00 à 19H00

et sur rendez-vous 

 

Vernissage jeudi 8 septembre

à partir de 18H30

Livraison

Belle soirée hier pour une rentrée en pente douce, Alexandre Pacitti a signé quelques exemplaires de son livre («Notes sur une mélancolie à l’épreuve de l’image photographique», un texte tenu, aussi difficile à lui-même que prodigue de ces lapins qui sortent d’un chapeau) et il s’est avéré que certains habitués commencent à se reconnaître : des artistes, des esthètes, des psycho-géographes débutants, des muses, des passants qui restent, une chanteuse et des Marcelle (dont un chien) pour inventer un climat au feutré jusqu’à 23H00, et le rideau n’est même pas tiré. Ca a recommencé aujourd’hui. Le livre et les images photographiques qui l’ont jeté dehors sont à voir, à tripoter, jusqu’à mercredi prochain.

Un grand merci à Monsieur Pacitti, je suis aussi benoitement honoré que les gens dans les films américains où il est question de l’honneur à l’américaine ; merci à vous tous aussi qui êtes venus, viendrez, et êtes d’ors et déjà «vachement» là.

Laurent Seror

Alexandre Pacitti : «Notes sur une mélancolie à l’épreuve de l’image photographique»

Une image, en ancien français, désignait une statuette en bois ou en pierre. Une pierre d’image était destinée à la taille des statues. Imaginer, en plus de « parer », d’« orner » ou de « peindre », signifiait « sculpter ».

Bien plus qu’« écrire (avec) la lumière », « photographier » signifie pour moi « sculpter (à l’aide de) la lumière ». Très simplement, « faire des images ».
Dans la taille immédiate et subite appelée prise de vue (obturation, captation ou impression de la lumière), la lumière est saisie dans un motif pétrifié, immobile, apparemment immuable. L’œil photographique est une Méduse inoffensive, qui pétrifie le réel et l’emprisonne délicatement (en un clic) dans une surface plus ou moins élogieuse.

Ce dialogue avec l’« image » conçue et ressentie comme une statuette de pierre (de marbre plus précisément) est permanent. Il est une petite musique (de quelques notes) qui m’accompagne dans chaque prise de vue (qui en sollicite la plupart) : Ne bougez plus !

Alexandre Pacitti

Exposition du 1 au 7 septembre 2011

du mardi au samedi

de 14H00 à 19H00

et sur rendez-vous 

 Vernissage/Signature jeudi 1er septembre

à partir de 18H30

Laurent Seror