Alexandre Pacitti : «Notes sur une mélancolie à l’épreuve de l’image photographique»

Une image, en ancien français, désignait une statuette en bois ou en pierre. Une pierre d’image était destinée à la taille des statues. Imaginer, en plus de « parer », d’« orner » ou de « peindre », signifiait « sculpter ».

Bien plus qu’« écrire (avec) la lumière », « photographier » signifie pour moi « sculpter (à l’aide de) la lumière ». Très simplement, « faire des images ».
Dans la taille immédiate et subite appelée prise de vue (obturation, captation ou impression de la lumière), la lumière est saisie dans un motif pétrifié, immobile, apparemment immuable. L’œil photographique est une Méduse inoffensive, qui pétrifie le réel et l’emprisonne délicatement (en un clic) dans une surface plus ou moins élogieuse.

Ce dialogue avec l’« image » conçue et ressentie comme une statuette de pierre (de marbre plus précisément) est permanent. Il est une petite musique (de quelques notes) qui m’accompagne dans chaque prise de vue (qui en sollicite la plupart) : Ne bougez plus !

Alexandre Pacitti

Exposition du 1 au 7 septembre 2011

du mardi au samedi

de 14H00 à 19H00

et sur rendez-vous 

 Vernissage/Signature jeudi 1er septembre

à partir de 18H30

Laurent Seror

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