Immobil/ier

J’avais prévu large, mais finalement seulement deux mois, pour trouver un local ; je me croyais tatillon à concevoir d’en visiter douze pour choisir le mien, et finalement j’en suis à quarante-quatre et à deux mois de retard sur mes pires prévisions. Ca a bien fini de m’étonner et là maintenant ça me désole au plus haut point. Je n’aurais jamais pensé consacrer près de quatre mois de ma vie à visiter des “boutiques”, à dessiner des plans, à demander des devis et à faire appel à ce que je peux avoir de bon-sens pour ne pas me faire retourner par des commerciaux malicieux. De tous les lieux que j’ai vus je n’en regrette pas un, et je me suis abondamment projeté dans des “espaces” assez classieux malencontreusement situés dans des quartiers que même les corbeaux survolent à l’envers, et dans des cagibis vétustes et très chers là où les grands fauves esthètes vont boire (ou se cachent pour mourir). Bref, j’ai au passif quatre mois de préoccupations immobilières et il est entendu que ce n’est pas du tout une vocation. J’aurais préféré passer ce temps là à peindre en blanc quatre grands murs et un grand plafond avec un petit gris N°2.

Mais bien sûr, je n’écris à nouveau ici que parce que ça a tout l’air de vouloir enfin bouger dans le bon sens. Croisage de doigts, à blanc, donc.

Laurent Seror

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