Du karma épatant des locaux commerciaux

Ce sera donc dans le VIème, pas très loin des Brotteaux, mais un peu à l’écart cependant, 97m² désaffectés pour l’instant mais qui ne font pas mystère d’avoir été la surface au sol d’une animalerie exotique ; il y a des pots périmés de croquettes pour poissons solubles dans un frigo périmé lui aussi (il a pris feu à peine je l’ai branché), des vivariums et des autocollants promotionnels aux vitrines, probablement pour des crocodiles de marque Lacoste – ou que sais-je. C’est assez beau en l’état et ça l’est encore plus de ce que ça promet ; mais pour être sûr, j’ai convié Laurent Gorris à visiter le lieu, voir s’il se visionnait, lui et ses œuvres, dans la vision que j’en ai. Il a dit banco et nous vernirons/inaugurerons le 16 juin prochain.

D’ici là, travaux massifs et essayage de diverses configurations canapé/table basse pour la grande salle du milieu, rodage de ma tarte à la tomate pour le buffet du 16 et les amis en rang serré qui me gardent comme ils peuvent des déconvenues… Bref l’ouvroir de l’Ouvroir, c’est du boulot, mais ça ira. Ca ira.

Laurent Seror

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Immobil/ier

J’avais prévu large, mais finalement seulement deux mois, pour trouver un local ; je me croyais tatillon à concevoir d’en visiter douze pour choisir le mien, et finalement j’en suis à quarante-quatre et à deux mois de retard sur mes pires prévisions. Ca a bien fini de m’étonner et là maintenant ça me désole au plus haut point. Je n’aurais jamais pensé consacrer près de quatre mois de ma vie à visiter des “boutiques”, à dessiner des plans, à demander des devis et à faire appel à ce que je peux avoir de bon-sens pour ne pas me faire retourner par des commerciaux malicieux. De tous les lieux que j’ai vus je n’en regrette pas un, et je me suis abondamment projeté dans des “espaces” assez classieux malencontreusement situés dans des quartiers que même les corbeaux survolent à l’envers, et dans des cagibis vétustes et très chers là où les grands fauves esthètes vont boire (ou se cachent pour mourir). Bref, j’ai au passif quatre mois de préoccupations immobilières et il est entendu que ce n’est pas du tout une vocation. J’aurais préféré passer ce temps là à peindre en blanc quatre grands murs et un grand plafond avec un petit gris N°2.

Mais bien sûr, je n’écris à nouveau ici que parce que ça a tout l’air de vouloir enfin bouger dans le bon sens. Croisage de doigts, à blanc, donc.

Laurent Seror

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Cartouche

Ca avait l’air simple, et ça le reste mais c’est par la grâce des joies profuses qui re-simplifient tout et auxquelles la démarche dispose : rencontrer des œuvres et de singulières personnes à l’ouvrage. Parce que pour le reste, c’est beaucoup de choses assez peu bouleversantes à faire tenir ensemble dans cette espèce de patate fumeuse avec un cartouche flottant, «ma petite entreprise», qu’on porte sous le bras avec des airs de seigneur télégénique précaire.

Il ressort pour l’instant de tout ça qu’autant «la peinture, ça vous tient éveillé» (Balthus), autant l’entreprenariat ça vous empêche de dormir. Dont acte.

Laurent Seror

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