En route pour de nouvelles aventures

Tout n’est pas perdu tant qu’on est mécontent de soi – Emil Cioran

 

 

Sojac

L’oujopo c’est fini, la galerie en tout cas, je garde le site pour
partager mes émois, pour suivre encore, et donner
à
suivre, les artistes avec lesquelles j’ai (j’aurais aimé)
travailler pendant ces trois belles années. Dépot
de
bilan, et cependant, je travaille encore, ça se passe

ici

 

 

Merci à tous.

Sojac

LS

 

 

 

 


 

 

 

Share Button

Merci

La réserve

La galerie a deux ans ce dimanche, c’est un anniversaire un peu bancal, mais joyeux. J’ai dû sacrifier, la grande salle d’exposition du fond pour y rapatrier mon atelier d’encadrement (et économiser un loyer). Ne reste que le dessus et le dessous de la mezzanine pour accrocher, de la place pour un seul grand format (et moyennement grand encore), et une petite vingtaine de petits. Par contre maintenant la réserve s’étale et est accessible bien plus facilement. Je constate tous les jours que je travaille dans une caverne d’Ali Baba.

Je vais tâcher de passer l’été avec cette voilure réduite, l’inquiétude traitée avec le bon gros bon sens de l’un jour après l’autre, et septembre est une arrivée, à bon port ou non, ça n’a pas d’importance. Ou la galerie dure ou je la recommence plus tard. Impossible évidemment de penser programmation, et ce n’est pas si mal ; ça oblige à inventer des expositions en urgence, et finalement la prodigalité des artistes qui s’y investissent n’est même pas un peu entamée. Je suis très heureux de ce que j’ai aux murs, et je fais le pari de l’être jusqu’à septembre.

Du coup, je sais aussi qu’il y a des artistes avec qui je ne travaillerai plus, et des artistes que j’ai tout juste le temps de revoir. Ca ordonne les deux sens du terme remercier. Et ça a déjà commencé.

Share Button

“Effrôler” – La vision de Lucas Coletta


 

Un film de Lucas Coletta

Share Button

De la forêt

NEOPTOLENE : L’arbre, la tempête le questionne à sa racine
ULYSSE : Elle ne questionne pas la forêt.
Heiner Müller

L’exposition «neuf» est décrochée – collective et un peu braque, disposant d’un mur à l’autre à des sautes d’humeur, bougeante aussi puisque les œuvres de Claire calemard, Flora Mannarino et Jo Tachon se sont invitées en cours d’exposition (un grand merci à elles d’avoir accepté cette participation informelle).

Le week-end de vide n’aura pas été de trop avant d’accueillir Elsa Gurrieri. Retour à la paix des sous-bois, aux percées de la lumière dans les demi-pénombres, mais aussi à la place que fera Nicolas Réau au silence et aux bruissements dans sa composition. Exposition et installation sonore à découvrir dès jeudi soir.

Share Button

Ralentie, on tâte le pouls des choses…

 

Isabelle Humbert-Radtke, impressions from Galerie L'Oujopo on Vimeo.

Après ces quelques premiers mois passés à donner à la galerie une (des) allure(s) de descente en roue libre, et après avoir par là même perdu, un peu de la lisibilité de ma programmation, beaucoup du loisir de profiter de la présence des artistes et de leurs œuvres entre mes murs, et parce que décidément le «candy store» d’Isabelle Humbert-Radtke l’impose en douceur : c’est décidé, je ralentis.

Déjà «Candy store» est prolongé jusqu’au 3 décembre. Il faudra au moins tout ça pour que vous veniez un par un voir cette «expo à une place» – parce que qu’elle se donne le plus sûrement à la faveur de la solitude (et je sais me faire tout petit). Ensuite, une expo par tranche de six semaines, et je ne perds pas de vue ma vocation de proposer des rendez-vous plus courts, pour des premières expositions ou des mini-évènements plus expérimentaux.

C’est dit, on tâte le pouls de choses.

Share Button

Livraison

Belle soirée hier pour une rentrée en pente douce, Alexandre Pacitti a signé quelques exemplaires de son livre («Notes sur une mélancolie à l’épreuve de l’image photographique», un texte tenu, aussi difficile à lui-même que prodigue de ces lapins qui sortent d’un chapeau) et il s’est avéré que certains habitués commencent à se reconnaître : des artistes, des esthètes, des psycho-géographes débutants, des muses, des passants qui restent, une chanteuse et des Marcelle (dont un chien) pour inventer un climat au feutré jusqu’à 23H00, et le rideau n’est même pas tiré. Ca a recommencé aujourd’hui. Le livre et les images photographiques qui l’ont jeté dehors sont à voir, à tripoter, jusqu’à mercredi prochain.

Un grand merci à Monsieur Pacitti, je suis aussi benoitement honoré que les gens dans les films américains où il est question de l’honneur à l’américaine ; merci à vous tous aussi qui êtes venus, viendrez, et êtes d’ors et déjà «vachement» là.

Laurent Seror

Share Button

un parapluie pour huit

Vernissage hier de l’exposition collective «à voir été 2011», bonne soirée presque entièrement épargnée par la pluie, où le lieu a été plus près que jamais de ses limites : un accrochage fragile, à quelque endroit bancal, de sept plasticiens aux manières et aux intentions si différentes est une chose à laquelle je ne suis pas pressé de me confronter à nouveau, même si dans la salle blanche du fond quelque chose m’a semblé «fonctionner» collectivement. Ma gratitude à Laurence Boitout, Gérald Bortoluzzi, Laurent Gorris, Isabelle Humbert-Radtke, JaOn, Marie-France Lambert, Flora Mannarino et François Réau d’avoir donné «l’a voir» (et de quelle manière…) de cet été et pour leur investissement dans une manifestation artistique qui s’annonçait casse-gueule. Merci également à ceux qui nous ont gratifié de leur heureuse présence, et n’ont fait l’économie ni de leurs commentaires ni de leurs encouragements. La saison 2011/2012 s’annonce magique. Pas moins.

Ci-dessous un petit filmage (trop) vite fait de l’exposition.

à voir été 2011 from Galerie L'Oujopo on Vimeo.

Laurent Seror

Share Button

Une bonne gueule d’Oujopo

J-6 et tout n’est pas en place loin s’en faut. Les journées se rallongent, j’ai mal à la moelle de chacun de mes os (c’est l’âge), j’ai perdu 6Kg en quinze jours et je fais des bêtises : mes excuses les plus plates à ceux qui ont reçu des enveloppes timbrées, étiquetées au recto, tamponnées au verso et surtout rafistolées au ruban adhésif parce qu’irrémédiablement trop petites pour le carton d’invitation qu’elles véhiculaient. Mais maintenant que la poussière et le bruit du chantier retombent un peu, je dois dire que ça valait le coup, parce que ça a de la gueule. Vraiment. Et je lui voyais bien une gueule à peu près comme ça à mon Oujopo. Manque évidemment surtout des toiles aux murs, mais elles arrivent aujourd’hui ; avec des œuvres de Laurent Gorris à perte de vue, ça va vraiment commencer à ressembler à quelque chose.

Trêve salutaire et très chaleureuse hier dans l’hystérie plâtrière ordinaire de ces derniers jours, j’ai été juré d’occasion, convié à ce titre avec de bien éminents confrères le temps de la “sélection” des œuvres qui participeront à l’exposition organisée à Lyon par l’association 111 des Arts. Dans le temps imparti, serré serré serré, me sont passées entre les mains et sous les yeux près de 600 œuvres originales et j’ai dû rapidement m’astreindre à être catégoriquement partial dans mes choix. Je retiens de cette laborieuse mais très agréable journée 1/ une leçon et 2/ une révélation : dans l’ordre, d’une qu’il est très difficile hors du coup de cœur de juger de la recevabilité d’une œuvre (et il n’y a ni expertise ni “connaisseurisme” qui tiennent), de deux qu’on peut encore se faire cueillir au foie par une “image” même après avoir passé toute une journée à en faire défiler des centaines. Je crois que j’ai vu de mes yeux vu quelques très grands talents.

Laurent Seror

Share Button