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Peut-être

Peut-être

 

Peut-être

Je suis peut-être d’une espèce trébuchante,
taré comme par anticipation d’un P.O.S.
ajourné d’heurt en heurt et d’un penchant précoce
pour tout ce qui dans la gravité s’apparente

à la pesanteur. N’ai peut-être d’élément
qu’aux dentelles de bavures restées aux bords
de l’emboutisseuse et qu’à la petite mor-
-sure du fiasco, s’il est incrusté dedans

L’épaisseur de l’air même que j’aspire à fond
perdu. Peut-être au bord de lèvres inouvrables,
herpès disant juste la scarification

d’une déliquescence désirée d’emblée,
sitôt conçu son caractère inexorable.
Peut-être encore debout dans un homme écroulé.

 

Envie

Envie

J’ai envie de boire à nouveau ; mais j’ai toujours
Envie de boire, comme je m’attends déjà
A apparaître et quand ce serait tout là-bas.
Loin. Car il est des ruisseaux coulés en plein jour

Qui, en préfigurant «la» ténèbre uniforme
De l’abysse où ils vont et sachant bien assez
Qu’ils y vont à seulement laisser murmurer
Les surfaces et les pierres et l’ombre énorme

Allée dans «leur» entraille, ont la délicatesse
De me laisser flotter sur le dos. Ma noyade
Est dans ma gorge depuis que je n’ai de cesse

De te nommer espoir : tu es ce qu’il m’en reste,
Je ne t’ai pas noyée dans mon chaton malade,
Mais quand j’ai bu… tu sais j’ai déjà fait le geste.