Ecran

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Nous devrions, à la dérobée, traverser
la maille entre nous, comme quand le monde est plat,
sans recoin ni repli, de cornée à cornée,
un cylindre écrasé, un instant de coma

furtif volé à l’incidence continue
d’être tenant de la plus mauvaise partie
de l’existence en ce qu’elle a été fendue
en deux du moment qu’elle a croisé nos deux vies.

Nous pourrions explorer ces nitrates d’argent
répandus dans l’oeillade et tous les zézaiements,
et fixer sur l’écran nos échanges d’images :

Toi mes yeux sans doute et le grotesque plumage
de ma roue devant toi. Moi tes yeux à coup sûr
et la soie blanche aperçue dans tes échancrures.

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