Demain

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Demain

 

Demain

Demain nous, tes mains tenant l’air exactement
Dans les infusions ténues de l’aube, allant
Dans les pliures de ce soufflet d’accordailles
Qui nous allonge d’avance dans ses entrailles

Ecrasées, demain tes mains à plat sur les poches
Restées de la nuit, pour assurer tes encoches
Dans la peau du carbone échangé à la bulle
Et aspirer le filet froid de la canule

Entre tes lèvres, demain tes mains sur ta bouche
Bleuie et raide, gercée comme un baiser touche
La phalène qui fait sa vie dessous la plèvre

Que tu perces, demain tes mains paralysées
Dans tes lèvres mortes et la lueur insufflée
Qui achève ton masque froid. Demain tes lèvres.

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