Avoir part

Avoir part

C’est à s’enfoncer tous les matins sans recours
dans les bouchons de l’axe Nord-Sud, vers le pont
Pasteur, ou les accès au tunnel et à Lyon
centre, c’est à savoir qu’on en a au moins pour

une demi-heure pour les deux kilomètres
restant jusqu’au bas de la montée vers Caluire
et sa libération mesquine – à faire hennir
tous les chevaux de la troisième et à repaître

l’ami Habib en boucan tremblé – c’est à tendre
à se tailler des trémies dans la masse même
minéralogique, et l’enjamber ou la fendre

par le milieu, et, las, c’est à n’en pouvoir mais
qu’on sauverait le monde du seul anathème
pour y avoir part autant. Et s’il avançait.

 

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