Jusqu’ici passant

 

Jusqu’ici passant

Et bien sûr je sortirai de ce brouhaha
comme j’y suis entré, mégarde se faisant
nécessité, mais cette fois – n’en suis pas là
bien sûr, mais m’approche : car jusqu’ici passant

toute ma vie à m’en aller – mais cette fois,
dans les pshitts et les bzz, les vérins du haillon
qui remonte, et rideau : au revoir mes guingois
jolis, ou adieu. Car dans les milles millions

de vies qui m’attendent, peut-être en choisirai-je
une qui vous oubliera, par le privilège
des averses dont je me ferai un sillage

inodore et lavé. Et vous, vous resterez
dans ce petit mouillage où vous êtes croisés,
jamais croisant la mer qu’à vos propres rivages.

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