Elle laisse et s’aime

Elle laisse et s’aime

Elle laisse le goût du textile, elle sème
des milliers de regards possibles, des milliers,
derrière ses grandes lunettes noires – même
l’Abyssinie ne paraît pas tant éloignée,

même un œil de mouche, elle laisse l’impression
du mouillé, du textile mouillé, du dedans-
-dehors, du devant-derrière, et cette lésion
étrangère, elle laisse une avalanche en blanc

comme on dit d’un chèque, et cette matière lisse
et douce, ses mains, ses grands panards, son échine
et tout ce blanc sous le textile, ce qui plisse

avec, qui mouille avec, qui se défroisse idem.
Elle laisse le dentifrice ouvert, «Aline»
que j’ai crié, et c’est comme ça qu’elle s’aime.

 

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