Deux nuits

Deux nuits

Deux nuits d’huître et d’alcool, de danse et la petite
blonde jolie comme un bruissement de fontaine,
aussi peu préhensile – un peu comme une suite
qui veut qu’elle s’en aille et reprend son haleine

sur mes lèvres. Elle repart tout à l’heure. Deux nuits
à subtiliser ses mains à l’air, et ses yeux ;
et la certitude insulaire et à demi-
-folle de chaque fois les mériter un peu.

Elle part et pour le reste je ne prévois rien.
L’optimisme me paraît en la circonstance
une présence à trop bon compte, néanmoins

je déplie pour demain du jour et la buée
dans un verre – et les guillemets de l’innocence :
facile avec peut-être dans sa voix cassée.

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