Et puis…

Et puis…

Je l’ai tournée dans une bouche, et à l’instant
même de cette bouche dans la mienne, autour,
dans mon oreille et dans mes yeux, dans le bruit sourd
de cette tête rejetée dans les élans

qui jettent les têtes dans les bruits sourds et mats.
Elle avait un vertige de nuque, l’idée
adultère d’un bouquet de boutons fanés,
la panmixie aux lèvres, méduse écarlate,

elle avait la peau froide comme un verre d’eau.
je l’ai bue d’un trait et, à l’instant de ce trait,
su que j’aurais soif encore et que j’aurais beau

jeu de boire. Et puis je l’ai tournée vers moi :
son visage est une chaude et profonde plaie
ouverte. J’y enfouie ma figure parfois.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code